III. CHOISIR SA VIE

L’individu ne doit plus subir sa vie, mais être en mesure de choisir sa vie, sans subir de discriminations. C’est ce qui garantira l’épanouissement personnel de chacun.


  • Développer une approche territoriale de la carte scolaire de façon à favoriser la mixité

    Proposition #54

    Nous ne pouvons pas nous satisfaire de la politique actuelle des REP, qui assure des moyens sans assurer de mixité au sein des écoles. La carte scolaire doit donc être revue, sur une base locale en concertation avec les enseignants et parents d’élèves, avec comme objectif premier de renforcer la mixité au sein des établissements, en rendant plus attractifs certains par un jeu d’options, voire en en fermant d’autres pour répartir les élèves dans d’autres écoles.


  • Créer un dispositif « Devoirs à l’école » en généralisant l’aide au devoir en primaire et au collège avec un personnel dédié

    Proposition #55

    Les devoirs à la maison, parce qu’ils renforcent les inégalités liées au milieu d’origine, sont normalement interdits en primaire. Cette interdiction n’est pas respectée et nombre de parents d’élèves restent par ailleurs attachés à cette pratique. Nous proposons donc que ces devoirs soient faits dans le cadre de l’école, après les cours, avec un personnel dédié à même d’accompagner tous les enfants, en sollicitant les associations d’aide aux devoirs.


  • Réviser la grille indiciaire des enseignants et créer un bonus indiciaire pour les enseignants en REP

    Proposition #56

    La rémunération des enseignants français devra être revue à la hausse pour s’aligner au moins sur la moyenne OCDE, ce qui entraînera aussi une modification du temps de présence dans l’établissement de façon à faciliter le travail en équipe.

    La mise en place d’un bonus indiciaire pour les enseignants en REP permettrait de rendre ces postes plus attractifs. En effet, le bonus indiciaire entre dans le calcul de la retraite, contrairement à une prime.


  • Mieux former les enseignants de la maternelle au lycée et rendre plus attractives leurs études

    Proposition #57

    1. Une des causes importantes de la désaffection massive pour la profession d’enseignants vient de ce que trop d’étudiants intéressés rencontrent des difficultés pour financer leurs études à bac +5.

    Nous proposons, dans le cadre des INSPE, de créer dans les universités deux filières : l’une pour les professeurs des écoles, l’autre pour les professeurs du secondaire. Les étudiants pourront intégrer ces filières à bac +2 en passant un concours. Une fois admis, ils seront pré-recrutés pendant deux ans (L3 et M1) comme agent public avec un salaire. Ces deux années seront donc prises en compte dans le calcul de leur retraite, avec comme contrepartie un engagement d’enseigner pendant 5 ans dans l’éducation nationale.

    Pour la filière professeurs des écoles, la première année sera un L3 pluridisciplinaire conçu en étroite liaison avec les contenus des programmes de l’école primaire, particulièrement dans les disciplines de base et notamment en mathématiques. Nous cherchons à apporter une solution au fait que 80% des professeurs des écoles sont issus de filières littéraires et sciences humaines et ont abandonné l’étude des mathématiques dès la seconde.

    Les futurs professeurs du secondaire, titulaires des L1 et L2 de la discipline qu’ils veulent enseigner, suivront pendant leur première année d’INSPE le L3 correspondant.

    Dans les deux filières, les étudiants passeront les concours de recrutement d’enseignants en fin de deuxième année (M1). Ils deviendront alors professeurs stagiaires, donc rémunérés comme fonctionnaires pendant leur M2 et titularisés à la fin de cette année.

    2. Nous proposons, pour gagner en visibilité dans la durée, la mise en place d’une loi pluriannuelle fixant le nombre de postes mis aux concours externes des professeurs du premier et du second degrés.


  • Accompagner les professeurs débutants et contractuels

    Proposition #58

    Une fois en poste, la formation continue des enseignants est un temps fort de leur formation, notamment pour les professeurs en début de carrière et les professeurs contractuels. Nous souhaitons mettre en place un tutorat pour les accompagner. Pour les professeurs contractuels, nous prévoyons une formation adaptée à leur vie professionnelle antérieure et des concours pour les intégrer dans la fonction publique.


  • Créer un nouveau statut d’enseignant des «valeurs républicaines»

    Proposition #59

    L’enseignement des valeurs républicaines à l’école varie selon les établissements, la formation qu’a ou non pu recevoir l’enseignant et le temps dont il dispose par rapport à l’avancement du reste du programme scolaire. Pour former les citoyens de demain, nous proposons donc de faire de cet enseignement une matière spécifique, dispensée au moins une heure par semaine dès la primaire par des enseignants formés à ces sujets.


  • Intégrer les familles aux actions de sensibilisation aux valeurs de la République proposées dans le cadre scolaire

    Proposition #60

    Nous souhaitons que les familles puissent être associées sur la base du volontariat aux opérations de sensibilisation, à la laïcité en particulier, qui sont réalisées dans les établissements de leurs enfants.


  • Supprimer l’assignation identitaire dans la restauration scolaire

    Proposition #61

    Les établissements scolaires doivent proposer des menus diversifiés et équilibrés adaptés à tous, sans affichage d’un type rituel ou cultuel, et sans qu’ils soient réservés à une catégorie particulière d’enfants.


  • Créer un Erasmus Junior

    Proposition #62

    Le programme Erasmus concerne uniquement les étudiants accédant à l’enseignement supérieur, ce qui tend à favoriser les classes moyennes supérieures plus en capacité financière d’accéder à ce niveau d’études. Il exclut de facto les classes populaires n’ayant pas eu l’opportunité d’atteindre l’université.

    Un programme Erasmus Junior permettrait d’élargir l’ouverture de tous les jeunes aux questions européennes, en garantissant l’accès au programme à 100% d’une classe d’âge avant 16 ans, sans discrimination liée à l’origine sociale ni au choix du parcours effectué à la sortie du collège.


  • Instaurer une « Quinzaine civique »

    Proposition #63

    Nous proposons de créer deux fois une semaine de sensibilisation pour tous les jeunes entre 12 et 15 ans, pour comprendre la politique de défense, découvrir le service civique et tous les autres dispositifs de volontariat. Cette « Quinzaine civique » serait dispensée auprès de plusieurs établissements scolaires à la fois, avec un objectif de découverte de l’autre et de mixité sociale.


  • Définir un socle commun de compétences à acquérir à la fin du collège et accompagner les jeunes en difficulté

    Proposition #64

    La possibilité de quitter l’école à 16 ans doit s’assortir de la garantie que chaque jeune a bien atteint un niveau minimal de savoirs et de compétences. Nous proposons de définir ce socle commun et de l’assortir d’une évaluation à la fin du collège. Dans le cas où ces compétences ne seront pas acquises, une année supplémentaire dans une classe dédiée devra être proposée à l’élève en difficulté.


  • Renforcer l’enseignement des sciences et de la logique, pour augmenter le nombre de bons élèves

    Proposition #65

    Contrairement aux idées reçues, les élèves de bons niveaux sont moins nombreux en France que dans nombre d’autres pays, en sciences (7,9 % au-dessus du niveau 5, contre 12,2 % en Allemagne et 11,2 % au Royaume-Uni) et en mathématiques (12,9 % au-dessus du niveau 5, contre 17,5 % en Allemagne). Le décrochage de niveau ne touche donc pas seulement les plus défavorisés. Il nous faut revoir le niveau général de notre enseignement, notamment dans les matières scientifiques, pour former les ingénieurs, les chercheurs et les médecins dont nous aurons besoin demain. Nous proposons donc :

    • de recruter du personnel dédié à l’enseignement des mathématiques en primaire, pour accompagner les enseignants qui ont le plus souvent une formation littéraire ;
    • de réintégrer des mathématiques simples dans le tronc commun en 1re pour développer la logique ;
    • d’introduire plus d’heures de philosophie et démarrer dès la 2nde pour développer l’esprit critique.

  • Diminuer le nombre de combinaisons d’options possibles en 1re

    Proposition #66

    Pour simplifier le choix des trois options en classe de 1re et proposer une offre plus égalitaire à tous les lycéens de France, nous proposons de limiter le panel de matières proposé par les établissements.


  • Garantir au moins un conseiller d’orientation par établissement

    Proposition #67

    Chaque enfant de la République doit pouvoir bénéficier d’une information complète sur les possibilités d’orientation qui s’ouvrent à lui. Nous souhaitons donc que chaque collège et lycée puisse avoir un Conseiller d’orientation intégré.


  • Généraliser les classes préparatoires intégrées sur deux ans

    Proposition #68

    Les classes préparatoires intégrées sur deux ans permettent de réduire les écarts de niveau, elles offrent ainsi une possibilité nouvelle à des élèves méritants de rejoindre ensuite des formations d’excellence.


  • Réformer la sélection à l’entrée dans les grandes écoles et/ou classes préparatoires

    Proposition #69

    Pour permettre un égal accès aux filières sélectives aux bons élèves issus des milieux populaires, nous proposons :

    • la généralisation des quotas de boursiers pour l’intégration de ces cursus ;
    • la mise en place de programmes de tutorats des collèges/lycées aux alentours.

  • Réserver un accès prioritaire aux BTS et IUT aux élèves issus de bacs pros et technologiques

    Proposition #70

    Les jeunes issus des filières de bacs professionnels et technologiques devraient être prioritaires dans l’accès aux formations supérieures de BTS et DUT, qui avaient été conçues dans la suite de leur baccalauréat. Or, souvent, ces jeunes diplômés subissent la concurrence défavorable de candidats issus de bacs généralistes.


  • Faire du service civique le Service National de demain

    Proposition #71

    Nous proposons de rénover le service civique avec un objectif ambitieux de 80 % d’une classe d’âge, sur la base du volontariat. Son champ serait élargi : service militaire volontaire, volontariat pompiers, volontariat garde nationale et volontariat international, mentorat, aide aux petites associations et clubs sportifs.


  • Garantir à tout jeune une dotation en capital à ses 18 ans, pour financer un projet d’étude ou un projet professionnel

    Proposition #72

    Chaque jeune bénéficierait à ses 18 ans d’un capital de 5 000 €, crédité sur son Compte personnel d’activité, et mobilisable pour le financement d’une formation ou d’un projet entrepreneurial.


  • Offrir un « Pass Europe » à chaque jeune l’année de ses 18 ans

    Proposition #73

    Nous voulons proposer à chaque jeune, l’année de sa majorité, un « Pass Europe » qui lui offrira un mois d’accès gratuit aux services de transports européens. Ce pass serait financé par le budget européen.


  • Généraliser une année de césure dans les études supérieures

    Proposition #74

    Nous proposons d’intégrer une année de césure dans le parcours des études supérieures, afin de permettre aux étudiants qui le souhaitent de prendre une année sabbatique en début, en cours ou à la fin de leurs études.


  • Ouvrir toutes les bibliothèques universitaires de 6h du matin à minuit

    Proposition #75

    Les bibliothèques universitaires sont le lieu privilégié des études, elles doivent être en mesure d’accueillir tous les étudiants, sur des horaires étendus et week-ends compris, afin de tenir compte également des étudiants obligés de travailler pour financer leurs études.
    Ces horaires étendus offriront également des emplois étudiants pour assurer l’accueil en bibliothèque.


  • Systématiser les tests sur les discriminations à l’embauche et sanctionner les entreprises qui se livrent à une discrimination en les excluant de l’accès à la commande publique ainsi qu’aux aides de l’État

    Proposition #76

    Nous souhaitons systématiser le testing à travers l’envoi de faux CV aux entreprises afin de voir le pourcentage d’entretiens obtenus en fonction de l’origine géographique et sociale.

    Des sanctions pourraient être mises en œuvre pour inciter les entreprises à adopter de bonnes pratiques en matière de lutte contre les discriminations. L’accès à la commande publique et aux aides publiques des entreprises reconnues coupables de discrimination pourrait leur être exclu. Cette mesure aurait pour effet d’inciter les acteurs à amender les comportements.


  • Rendre obligatoire la présence de deux personnes lors d’un recrutement

    Proposition #77

    Nous souhaitons rendre obligatoire la présence d’une deuxième personne lors des entretiens de recrutement, pour limiter l’effet des biais discriminatoires inconscients.


  • Garantir l’accès à un logement digne pour tous

    Proposition #78

    Nous souhaitons :

    • augmenter les pénalités pour les communes qui ne respectent pas les obligations liées aux logements sociaux (loi SRU) ;
    • renforcer les pouvoirs du juge contre les bailleurs privés de logements indignes ou dégradés.

  • Instaurer un « Plafond SRU »

    Proposition #79

    Pour limiter les effets de concentration sociale et ramener de la mixité dans les quartiers populaires, nous proposons de créer un « Plafond SRU », au-delà duquel les communes ne pourraient plus construire de logement social. Les villes concernées seront incitées à détruire ou rénover les immeubles sociaux les plus anciens pour les transformer en logements mixtes ou « logements intermédiaires ».


  • Créer de nouveaux dispositifs de cautionnement pour aider les indépendants à accéder au logement

    Proposition #80

    Nous proposons de mettre en place un système incitatif auprès des plateformes pour qu’elles deviennent garantes de leurs employés auprès des propriétaires. Nous proposons que ces mesures incitatives prennent la forme d’une réduction d’impôt.


  • Accompagner les jeunes boursiers ou sans emploi dans leur accès au logement privé

    Proposition #81

    Nous voulons mettre en place un soutien financier à l’obtention d’un logement dans le parc privé pour tous les étudiants boursiers n’ayant pas obtenu de place en CROUS, ainsi que pour les jeunes sans emploi n’ayant pas eu accès au logement social.


  • Inscrire dans la loi l’interdiction de prononcer une procédure d’expulsion sans proposition de relogement décent pour le foyer

    Proposition #82

    Toute personne expulsée doit se voir proposer un relogement dans des conditions décentes, notamment lorsqu’il y a des enfants à charge.


  • Limiter l’accueil des demandeurs d’asile dans les dispositifs généralistes

    Proposition #83

    Nous souhaitons augmenter la capacité du parc d’hébergement dédié aux demandeurs d’asile, pour réserver l’accès de la population aux dispositifs généralistes.


  • Garantir l’accès aux soins sur tout le territoire

    Proposition #84

    Nous proposons :

    • L’interdiction pour tout médecin de refuser d’être le « médecin traitant » d’un patient domicilié sur son territoire ;
    • L’augmentation des incitations à l’installation en territoires mal médicalisés : ouverture des garanties de revenus aux spécialistes à l’instar de ce qui est accordé aux généralistes depuis 2012 ; doublement des points retraites pendant les premières années d’installation ; exonération fiscale de type « zone franche » ou « Zones de Revitalisation Rurale » ;
    • La mise en place, dès la troisième année d’études de médecine, de 4 stages obligatoires en médecine générale de ville dont la moitié au moins en zone rurale avec, pour les zones sous-dotées, la mise en place d’une indemnité de déplacement attractive et d’un système d’hébergement ;
    • Financer les services d’urgences sur la base d’indicateurs de précarité et non plus sur la base des seuls indicateurs démographiques. La précarité des territoires est à l’origine de surcoûts qui doivent mieux être pris en compte dans l’allocation des moyens.

  • Accompagner les enfants et les publics les plus à risques dans la prévention des maladies chroniques

    Proposition #85

    La France connaît une surmortalité élevée des hommes entre 55 et 65 ans, liée notamment à une mauvaise identification des comportements à risque. Choisir sa vie, c’est aussi être en capacité de choisir les comportements qui permettent à chacun de préserver sa santé. 

    Il faut faire évoluer le paradigme de notre politique de santé : aujourd’hui centrée sur le traitement des pathologies, il faut anticiper et intégrer davantage la prévention des pathologies. Nous proposons :

    • De lutter contre l’addiction des plus jeunes aux sucres avec :
      • la création d’un label pour les biscuits et céréales sucrés industriels à destination des enfants ;
      • la suppression pour ces produits de la publicité à destination des enfants de moins de 12 ans ;
      • 3 petits déjeuners par semaine dans les écoles primaires Rep & Rep+.
    • De développer la pratique sportive et :
      • proposer le remboursement par la sécurité sociale quand le sport est une prescription non médicamenteuse ;
      • proposer une aide financière à la prise de licence dans un club pour les jeunes relevant de l’allocation de rentrée scolaire ;
      • favoriser une pratique sportive intégrée au cursus de la maternelle à l’université, avec un minimum de 2h par semaine.

  • Interrompre la suppression de toute implantation locale d’un service public, tant que des réseaux de substitution et la résorption de la fracture numérique ne seront pas acquis

    Proposition #86

    L’accès au service public doit être garanti équitablement pour tous les citoyens sur le territoire, quel que soit le lieu de résidence, en métropole comme en outre-mer, en territoire urbain comme rural.


  • Encadrer les fermetures d’école en zone rurale

    Proposition #87

    Nous souhaitons inscrire dans la loi le principe selon lequel aucune fermeture d’école rurale ne saurait être guidée par d’autres intérêts que l’amélioration de l’accès à l’éducation.


  • Densifier l’offre de transports publics en zone rurale

    Proposition #88

    Nous voulons lancer un grand plan de densification de l’offre de transports en commun et de transports scolaires dans les territoires ruraux ou périurbains éloignés.


  • Mettre en place le « 1% métropole »

    Proposition #89

    Nous souhaitons contraindre les métropoles à flécher 1 % de leurs produits fiscaux sur des projets structurants dans les communes qui se trouvent en périphérie proche.


  • Renforcer le pouvoir de contrôle de l’ARCEP sur les opérateurs télécoms

    Proposition #90

    Les compétences de l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes doivent être renforcées pour lui permettre d’imposer des sanctions financières aux opérateurs lorsque ces derniers ne respectent pas leur cahier des charges, en particulier concernant le rythme de déploiement des antennes.


  • Prendre en charge 50% du coût du permis de conduire pour les jeunes

    Proposition #91

    Cette aide financière pour l’acquisition du permis de conduire vise à soutenir l’autonomie et la mobilité de la jeunesse, particulièrement en milieu rural. Elle sera allouée sous conditions de ressources et en priorité aux jeunes sans emploi.


  • Encourager la migration citadine en zone rurale par une aide financière forte pour la rénovation des maisons existantes

    Proposition #92

    Afin de limiter le dépeuplement des zones rurales, nous proposons d’offrir une aide financière forte, notamment pour la rénovation des maisons existantes, lorsque des citadins désirent s’y installer.


  • Restructurer l’OFPRA pour une politique d’accueil efficace

    Proposition #93

    Nous devons revoir notre politique d’accueil pour qu’elle soit efficace et qu’elle facilite l’intégration des nouveaux arrivants sur notre territoire.

    Nous proposons une refonte totale de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides par :

    • la digitalisation du traitement des demandes d’asile, avec l’objectif de ramener à 6 mois le délai de traitement ;
    • l’harmonisation de la liste des « Pays sûrs » à l’échelle européenne.

  • Instaurer une politique de répartition des migrants légaux et demandeurs d’asile sur tout le territoire

    Proposition #94

    Nous proposons d’organiser la répartition géographique des nouveaux arrivants, pour éviter une concentration qui favorise les « ghettos » et leur permettre de s’installer sur le territoire où la prise en charge administrative, l’accès à l’hébergement, à l’emploi et à la formation peuvent être le mieux assurés (à l’instar de ce qui se pratique en Allemagne).


  • Imposer dans le parcours d’intégration des cours de valeurs républicaines et de langue française sanctionnés par un examen

    Proposition #95

    Ces cours existent déjà, mais ils ne sont sanctionnés par aucun examen. Nous proposons qu’un examen soit mis en place systématiquement et que le niveau de langue requis soit de niveau B2 minimum.


  • Impliquer les partenaires sociaux dans les parcours d’intégration des migrants

    Proposition #96

    Afin d’améliorer les conditions d’accès à l’emploi des migrants, nous proposons que les partenaires sociaux soient associés à leur parcours d’intégration.


  • Améliorer le fonctionnement de la reconduite aux frontières

    Proposition #97

    Nous souhaitons systématiser les échanges diplomatiques avec les pays qui refusent aujourd’hui de réaccueillir leurs ressortissants nationaux, dans le cadre de la « reconduite aux frontières ». En cas d’échec, la voix diplomatique pourrait s’assortir d’une baisse des aides au développement.


  • Doubler le budget de Frontex

    Proposition #98

    Nous souhaitons augmenter à 1 milliard d’euros le budget de Frontex, l’agence européenne de garde-frontières, à l’horizon 2027. Cette augmentation significative permettra de mettre en place des compensations financières plus justes entre les différents pays européens d’accueil et de rendre l’action européenne plus efficace.


  • Créer une aide au logement pour les étudiants de l’OCDE sur la base de critères d’excellence

    Proposition #99

    Sur la base de critères académiques, nous proposons d’octroyer un logement étudiant ou une aide au logement aux jeunes venus des pays de l’OCDE, lors de leur première année d’études, pour encourager la coopération internationale.